Pourquoi il faut aussi protéger les guêpes, malgré leur mauvaise réputation ?

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Pourquoi il faut aussi protéger les guêpes, malgré leur mauvaise réputation ?
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Marie Dubois

Souvent jugées agressives et indésirables, les guêpes souffrent d’une image peu flatteuse. Pourtant, derrière leurs rayures jaunes et noires se cache un rôle écologique crucial, confirmé par plusieurs études anglo-italiennes.

Une réputation entachée par leur comportement

Quiconque a déjà vu une guêpe tournoyer autour d’un pique-nique ou d’un stand de fruits en été sait à quel point ces insectes peuvent sembler envahissants. Leur piqûre douloureuse, et parfois dangereuse pour les personnes allergiques, renforce notre instinct de méfiance. La découverte d’un nid à proximité déclenche souvent l’intervention rapide d’un professionnel pour le détruire.

Comparées aux abeilles, les guêpes pâtissent aussi d’un déficit d’affection. Les abeilles, moins promptes à attaquer, meurent après avoir piqué et produisent du miel, ce qui leur vaut une indulgence certaine. La guêpe commune ou ses cousines plus imposantes comme le frelon européen, ne bénéficient pas de ce capital sympathie.

Des alliées précieuses pour l’écosystème

Malgré leur mauvaise réputation, les guêpes jouent un rôle écologique fondamental. Elles sont avant tout de redoutables prédatrices : elles régulent les populations d’insectes nuisibles aux cultures, comme les chenilles, pucerons ou mouches. Cette fonction naturelle de « désinsectisation » limite l’usage de pesticides chimiques.

Certaines espèces de guêpes participent également à la pollinisation, même si elles ne sont pas aussi efficaces que les abeilles. En butinant le nectar, elles transportent malgré elles du pollen d’une fleur à l’autre, contribuant ainsi à la reproduction des plantes.

Un maillon fragile qu’il faut préserver

La destruction systématique des nids et l’utilisation excessive de produits chimiques menacent leurs populations. Or, comme pour d’autres pollinisateurs, leur déclin pourrait avoir un impact direct sur la biodiversité et la production agricole.

Des scientifiques appellent à mieux informer le public sur leur utilité et à privilégier des solutions raisonnées. Par exemple, il est possible de déplacer un nid gênant plutôt que de le détruire, ou de protéger les zones où elles ne présentent aucun danger pour l’homme.

Coexister plutôt qu’exterminer

Bien sûr, il reste essentiel de se protéger en cas d’allergie ou de proximité immédiate avec un nid. Mais dans la majorité des cas, il est possible de cohabiter avec les guêpes, notamment en évitant de les provoquer et en protégeant la nourriture lors des repas en extérieur.

En somme, ces insectes que l’on aime détester pourraient bien être des alliés insoupçonnés dans la préservation de notre environnement. Les protéger, c’est aussi agir pour l’équilibre fragile de la nature.

Marie Dubois
Écrit par
Marie Dubois

Spécialiste de la législation sur les alcools et la distillation

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